Dans cette seconde partie, je vais te dire un mot de l’anatomie du cheval et des proportions pour le dessiner.

Il existe une certaine analogie entre le squelette du cheval et celui de l’Homme avec le bassin, la cuisse, la jambe, l’omoplate, le bras, et l’avant bras. Toutefois une différence importante réside dans les articulations des membres inférieurs et supérieurs. Chez nous humains nous plions « vers l’extérieur » c’est-à-dire que le bras plie vers l’avant et la jambe vers l’arrière alors que chez les équidés les membres plient vers l’intérieur en « crochets ».

LES PROPORTIONS :

Si on prend la longueur de la tête comme unité de mesure, la longueur de la tête correspond au diamètre du corps. La hauteur des jambes correspond à deux (2) têtes et la longueur du corps est égale à trois (3) têtes.

Sache que suivant les races de chevaux la tête peut différer en forme et en taille comme le montrent les photos suivantes.

Dans la première partie de cet article, je t’ai montré que le dessin du cheval peut se faire à l’aide du tracé de deux carrés. Le plus petit des deux carré (figure en rouge) correspond à la hauteur des jambes du cheval et a pour longueur du coté deux (2) longueurs de têtes. Le plus grand carré (figure en jaune) quant à lui à trois (3) têtes de coté et correspond à la longueur du corps du cheval.

Le dessin du mannequin te fournit une bonne base pour les proportions et une certaine analogie avec le squelette de l’animal grâce à l’articulation du cou. Est-il important de connaître l’anatomie pour dessiner avec justesse un corps (animal ou humain) ? Je dirais que ce n’est pas indispensable mais cela aide quand même beaucoup.

Outre le fait que ce mannequin est un bel objet décoratif il complète efficacement la photographie car tu peux lui faire prendre la même pose que celle du cheval photographié. Cela va ainsi te permettre d’ajouter la troisième dimension (3D) à la photographie puisque tu peux ainsi observer le cheval sous tous les angles. Maintenant si tu veux dessiner des chevaux assez régulièrement parce que c’est « ton dada » je te conseille d’avoir un petit cheval de bois toujours sous les yeux et sous la main car c’est quand même plus facile que de te rendre dans un club équestre.

Cependant comme je l’ai déjà écris à plusieurs reprises rien ne remplace le dessin sur le vif. Je te soumet donc l’idée suivante, après t’être renseigné sur le net ou dans les pages jaunes pour trouver un centre équestre proche de ton domicile, tu devrais pouvoir – en te présentant poliment et en promettant de te faire le plus discret possible afin de ne pas déranger les cours – approcher de vrais chevaux gratuitement.

Dans un zoo tu payes ton entrée mais dans un club équestre on paye les cours donc le temps passé du professeur pour enseigner à monter à cheval. Le prix couvre aussi une assurance en cas de chute. Pour dessiner rien de tout cela n’est nécessaire puisque tu ne viens pas faire de l’équitation mais des dessins. Il te suffit juste d’obtenir l’autorisation de la direction du centre équestre pour accéder au corral. En échange tu pourras offrir un dessin pour décorer l’accueil et qui sait si cela ne débouchera pas sur quelques commandes venant d’amoureux des chevaux… Alors pas bonne l’idée ?

Je crois très sincèrement qu’il est important d’éprouver de l’empathie pour ton sujet. J’aime sincèrement la nature et les animaux. Bon j’établis une “hiérarchie” dans mes préférences… J’aime mieux un éléphant qu’un serpent, j’aime mieux un cheval qu’un éléphant mais j’aime mieux un singe qu’un cheval, et probablement un chien mieux qu’un singe… encore que ce n’est pas certain. Donc j’aime les chevaux que je trouve de fières et nobles montures.

Lorsque tu dessines d’après nature n’oublie pas de prendre avec toi un appareil photo – ton téléphone pourquoi pas – afin de toujours garder une trace de ton sujet. Ce n’est pas obligatoire mais c’est quand même bien utile si tu commences un dessin sans avoir le temps de le terminer car il peut se mettre à pleuvoir, ou le cheval peut s’en aller à l’autre bout du pré… Bref un APN (appareil photo numérique) permet de palier à toute éventualité et fera que tu seras plus détendu pour dessiner. L’aspect psychologique compte pour une bonne part dans la réussite d’un croquis ou d’un dessin. En fait sur place tu feras des croquis rapides et de retour à l’atelier un (ou des ?) dessin(s) plus abouti(s). Pour ce faire tu as besoin d’un matériel simple:

1 carnet de croquis supportant les lavis légers.

1 feutre indélébile pointe fine

1 pinceau à réserve d’eau

– quelques tubes d’aquarelle

1 crayon sanguine et 1 crayon sépia

Si tu prends une seconde pour observer mes quelques croquis tu peux voir que les pattes qui sont en retrait (les plus éloignées de l’observateur) sont traitées différemment de celles mises en avant plan. Elles sont soit hachurées parce qu’elles sont dans l’ombre, soit elles sont dessinées avec un trait de contour atténué. Cela donne de la profondeur au dessin en créant des plans successifs. Dans le croquis ci-dessus c’est particulièrement visible au niveau des pattes arrières du poulain. De même que le trait de contour est plus marqué sur la face avant que sur la face arrière de la patte. Voilà c’est tout pour aujourd’hui.

La prochaine fois je te montrerai comment dessiner la tête du cheval, en attendant je te souhaite beaucoup de plaisir et de bonheur à dessiner quelques chevaux pour t’entraîner. Si cet article te plait n’hésite pas à le partager autour de toi.


 

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