Je sais que la grille est un outil utilisé par beaucoup et ce depuis fort longtemps (pour agrandir, rétrécir ou reproduire un dessin) toutefois je n’en raffole pas et n’en fait qu’un usage très modéré pour ne pas dire pratiquement jamais. Pourquoi ? Parce qu’à mes yeux elle présente un gros défaut: Son universalité. Qu’y a t’il de commun entre le visage ridé de la petite vieille grand-mère du bout de la rue et un paysage du bord de mer ou un bouquet de fleurs ? A part le fait que tous peuvent faire de beau sujet de Dessin ou de Peinture, je n’y vois rien. Pourtant d’aucun vont « bêtement » tracer la même grille pour s’aider à reproduire – qui le portrait, qui le paysage, qui le bouquet…

Alors qu’elle autre solution y a t’il ? L’étude attentive du sujet devrait nous conduire à trouver des lignes de structures. Qu’est-ce à dire ? Prenons l’exemple du visage ridé de la grand-mère. Une ligne passe par la commissure des lèvres, une autre par l’attache du nez, une troisième par le coin des yeux, etc… Pour le paysage on déterminera où se situe la ligne d’horizon, puis l’on cherchera quelques points de fuite sur cette même ligne. Vous voyez immédiatement que les lignes du paysage ne colleront pas avec les lignes du visage de la petite vieille. Voilà un tracé qui a du sens car il est propre à chaque objet, chaque personne, chaque lieu, chaque architecture et ne peut se substituer à aucun autre. C’est un peu comme une empreinte digitale. Il n’en existe pas deux qui soient semblables. Elles se ressemblent mais toutes diffèrent.

Un « tracé directeur » – pour certains artistes contemporains est dépassé (comme m’a façon d’écrire sans doute…) et n’a plus sa place dans le monde actuel. Comme c’est dommage…

tracé

Les « canons artistiques » des siècles passés répondent toujours à l’observation de tracés régulateurs tels que cercle, carré, double-carré appelé aussi « rectangle d’argent », et enfin le fameux « nombre d’or » dont l’architecte Charles-Edouard Jeanneret dit « Le Corbusier » s’est inspiré pour créer son « modulor » copié sur l’homme de Vitruve dessiné par Léonard de Vinci. Il convient donc de chercher, de façon empirique, les lignes directrices qui nous aideront à dessiner la figure que l’on souhaite représenter.

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