Betty Edwards dans son Best Seller “Dessiner grâce au cerveau droit” identifie 5 techniques de base pour apprendre à dessiner.

  • La perception des contours : Il semble difficile – voir impossible – de  ne pas discerner les contours d’un objet ou d’un visage car c’est généralement la première chose que l’on identifie d’abord. La reconnaissance faciale ou celle d’un objet quelconque se fait en observant son ENVELOPPE. Celle-ci possède t’elle des angles, des retraits ou des saillies, des bosses ou des creux ? Les contours sont ils réguliers ou irréguliers. Cette analyse est bien souvent automatique et inconsciente et c’est pour cela qu’il faut peu à peu la faire émerger au niveau de notre conscience immédiate pour en faire l’expérience “’ici et maintenant”, c’est à dire devenir pleinement conscient de tous les détails qui frappent notre rétine d’abord et s’enregistrent dans notre base de données mémorielle. Ce n’est qu’au prix d’un effort de concentration que l’on développe son sens de l’observation. Pour bien dessiner, il ne suffit pas de se contenter de voir, IL FAUT APPRENDRE A REGARDER !

 

  • La perception des espaces : Qu’elle est sa FORME ? L’objet que j’observe est il rond ou carré, triangulaire ou trapézoïdale ? Est-il grand ou petit ? Est il composé d’un seul élément ou de plusieurs ? Les espaces ou surfaces sont ils ouverts ou fermés. Lorsque l’on dessine un portrait il faut prendre garde à ne pas fermer la ligne du menton par un trait continu sinon on coupe la tête du personnage en séparant le visage du cou. La lumière doit ainsi pouvoir circuler librement de la zone de la joue et glisser le long du cou. Idem à l’Aquarelle ou au Pastel il ne faut pas séparer la tête du cou mais faire « fondre » les couleurs.

 

  • La perception des relations : Comment chaque élément vient il s’imbriquer avec l’élément voisin ? Cet élément est il plus grand ou plus petit que l’élément qui le précède ? Exemple, lorsque j’observe un visage, après m’être intéressé à sa forme générale (visage ovale, ou rond, menton carré ou pointu) et avoir observé les surfaces qui le composent (front, joues, zone de la bouche et du menton, etc. ) je compare chaque élément entre eux. L’écartement entre les deux yeux est-il égal ou plus grand qu’un seul œil ? Les deux yeux sont ils identiques en forme, taille et proportions ? La longueur du nez est-elle semblable à la hauteur de l’oreille ? La ligne des yeux est-elle située a mi-distance entre le sommet du crane et le menton ?

 

  • La perception des ombres et des lumières : En fait cette perception des ombres et des lumières implique deux choses essentielles. La première qui va de soi est qu’il faut avoir un éclairage suffisant pour percevoir distinctement les objets. A cet effet on soignera particulièrement ses éclairages pour rechercher l’effet voulu. Des éclairages différents produiront des effets différents. Une lumière placée trop près de l’objet réduira les distances. Elle aplatira l’ensemble en produisant une couleur jaune criarde et violente avec des contours nets et incisifs et des ombres dures. Une lumière tamisée produira des contours adoucis, et peu d’ombre. Une lumière venant du bas donnera un effet dramatique et théâtral. La deuxième chose c’est qu’il faut apprendre à reconnaître les échelles de valeurs. La joue gauche est-elle plus éclairée que la joue droite ? Autrement dit sa valeur est elle plus claire que celle de la joue gauche ? La réponse est “oui probablement” si la joue droite est dans l’ombre. Il faut donc s’entraîner à distinguer les différentes tonalités ou valeurs pour une couleur déterminée. En dessin il faut travailler les dégradés.

 

Il est un outil pratique facile à fabriquer qu’utilisent assez régulièrement peintres et dessinateurs professionnels lorsqu’il s’agit d’isoler une couleur ou une valeur particulière pour la comparer à la couleur qu’ils fabriquent sur leur palette. Il suffit de découper une petite ouverture d’un centimètre de coté dans une bande de papier et de la poser sur la couleur ou la valeur à comparer. Ce faisant on l’isole ainsi des couleurs ou des valeurs environnantes et la “lecture” en devient plus aisée.

 

  • La perception du TOUT: L’ensemble des éléments  – yeux, nez, bouche, menton, joues, front, oreilles et chevelure – constitue le visage. Cette perception du tout est immédiate et automatique. Il n’est généralement pas nécessaire de faire un effort de concentration particulier pour percevoir ce “tout” alors qu’il en va tout autrement pour faire l’analyse précise de chaque détail.

 

Il faut de la constance et de la persévérance dans la manière de regarder les objets usuels qui nous entourent, les personnes qui nous sont familières et que l’on ne voit plus à force de les côtoyer, les maisons qui bordent notre rue ou la place du village où nous passons nos vacances. En développant notre sens de l’observation nous allons également améliorer notre mémoire visuelle et ce faisant notre aptitude à dessiner. Je ne répéterai jamais assez que tout  progrès en dessin commence avant même de s’être saisi de son crayon !

2 thoughts on “Les 5 bases du Dessin

  1. Bonjour Jean-Claude, j’ai répondu pour recevoir ton guide mais apparemment cela ne marche pas, réponse : pas de page trouvée.
    A te lire Bise Corinne

    1. Bonjour Corinne,

      Heureux de te voir ici 🙂
      L’apparition de la page Merci peux poser soucis parfois… En théorie elle devrait apparaitre, en pratique je ne sais pas… ça marche pour certains et pas pour d’autres… Peut être en cause le navigateur utilisé ? Néanmoins cette page pour dire MERCI ne contient aucun lien… Le lien se trouve dans l’email de confirmation d’inscription. Là encore il faut vérifier qu’il n’a pas été écarté par les filtres et mis dans la boite antispams… En espérant que cela répond à ta question. Amicalement JC

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