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Aujourd’hui je vous propose de mélanger deux images pour en composer une troisième. L’une est la demeure à Sarlat en laquelle naquit au 16ème siècle Etienne de la Boetie ami de Montaigne – « parce que c’était lui, parce que c’était moi »  – l’autre est un portrait de femme réalisé d’après photo dans le style de François Clouet portraitiste peintre de la Cour. Cette rapide esquisse, réalisée en une trentaine de minutes, n’a d’autre but que de faire comprendre l’intérêt d’un tel exercice. Développer son imaginaire. Il m’a semblé important d’harmoniser les styles entre le portrait « à la manière de » Clouet et l’architecture de cette maison de la Renaissance.

Lorsque les appareils photos étaient argentiques il était possible de débrayer l’avancement du film pour faire des surimpressions en exposant deux images différentes sur le même bout de pellicule ce qui au développement donnait une image tiers. C’est donc sur cette même idée qu’est né mon dessin. Il est ainsi possible de créer un animal mythique en mélangeant une image de tigre avec des ailes d’aigle et une queue de serpent ou un dieu de l’antiquité Égyptienne avec un homme à la tête de chacal comme Anubis. Tout est possible. Amusez-vous. Et pourquoi pas une femme à tête de couguar 😉

Les peintres surréalistes comme le Belge René Magritte ou l’Espagnol Salvador Dali usèrent dans leurs peintures de ce principe de l’amalgame. Tout le monde connait l’homme au chapeau melon avec une pomme verte à la place de la tête (Magritte). Déjà au 16ème siècle Giuseppe Arcimboldo créait des portraits à partir de fruits, de fleurs, de légumes ou d’objets et que dire – à cette même époque brillante – des « fantasmagories carnavalesques » d’un Jérome Bosch.

L’imagination est la faculté d’élaborer des images mentales ou des conceptions nouvelles. Les surréalistes inventèrent un jeu qu’ils nommèrent « cadavre exquis » consistant à élaborer un dessin ou une phrase en ignorant ce que le précédant participant avait écrit ou dessiné donnant ainsi des résultats aussi étranges que fantaisistes. En s’inspirant de cette méthode on peut aussi réaliser des collages surréalistes qui peuvent devenir des sources d’inspirations pour de nouvelles peintures ou de nouveaux dessins.

Une seule consigne: Essayez, testez, faites des erreurs, qu’importe, elles sont porteuses d’enseignements si vous savez prendre de la distance et ne pas faire usage de la raison. Au contraire soyez fous, soyez décalés et vos œuvres surprendront. Ne cherchez pas à plaire (ou à déplaire) mais avant tout, faites-vous plaisir. Si vous êtes vrais, sincères et que vous sortez de l’ordinaire vous finirez par être remarqué et le succès sera au rendez-vous. C’est juste une question de temps… Alors prêt à jouer le jeu ?

sarlat

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