Du plus loin qu’il m’en souvienne j’ai toujours aimé dessiner. J’aime l’Art et les artistes. Enfant, à l’école primaire je dessinais sur mes cahiers d’école… Pour les anciens – ceux de ma génération – peut être se souviendront ils d’un concours national organisé en classe autour du lait à l’école. Pour avoir colorié mon cahier (et pour mes bonnes réponses) j’ai gagné le premier prix qui consistait à assister à un spectacle – j’ai oublié lequel… – et recevoir un cadeau. Mon père m’accompagnait pour l’occasion. Après avoir appelé les lauréats sur scène pour la photo, vint le moment tant attendu de la remise des prix. J’avais gagné un superbe vélo “Anquetil” bleu acier. Il était trop grand pour moi et je dû attendre encore deux années avant de pouvoir l’enfourcher.

Vinrent ensuite les années lycée à Jean-Baptiste Corot (Savigny-sur-Orge) car à cette époque l’entrée au lycée se faisait dès la sixième. Bien évidemment, l’une de mes matières favorites était le DESSIN avec notamment un professeur, qui m’a profondément marqué, Monsieur Durisy. Je buvais ses paroles et j’admirais ses dessins. Mon père dessinait en amateur, il faisait de la caricature politique, mais lorsqu’il voulait publier dans les journaux on lui disait “il vous faut la carte de presse” et quand il demandait sa carte de presse on lui répondait “pour l’obtenir il faut publier dans les journaux”… Circulez il n’y a rien à voir, on croirait entendre un sketch de Coluche ! Ma mère – quant à elle – suivait des cours du soir de commis d’architecte à l’ESTB. Une fois le dîner terminé, et la table de la salle à manger débarrassée, elle sortait sa planche à dessin, son té et ses équerres et dessinait un kiosque, une station service, ou reproduisait un balustre ou un mascaron (ornement architectural que l’on rencontre sur les immeubles de la période Haussmannienne sous la forme d’une tête sculptée sur les linteaux de fenêtres des étages nobles ou sur les consoles de balcon… Vous savez ces têtes de barbus parfois grimaçantes).

Pour elle, ce fut une période intense et épuisante. Travail de secrétaire des architectes de l’Assemblée Nationale dans la journée, puis prendre le train à la Gare d’Orsay direction la banlieue sud, ensuite récupérer les enfants (ma sœur, mon frère et moi), préparer le repas du soir en attendant le retour de mon père, nous faire dîner, vérifier que nous avions bien fait nos devoirs, nous faire réciter nos leçons, nous mettre au lit après le brossage des dents, puis faire ses exercices du soir et ses dessins d’architecture… Les journées étaient longues et elle était rarement couchée avant minuit, parfois plus tard… Les jeunes mamans d’aujourd’hui trouvent que leur vie est difficile – ce que je veux bien croire – mais ce n’était pas plus facile pour leur mères ou leurs grands mères qui devaient déjà concilier travail, famille, et parfois les cours du soir: Sacrées journées !

Avec de tels parents, comment ne pas aimer l’Art, l’Architecture, les Artistes, comment ne pas avoir l’amour du dessin et de la peinture? L’été en vacances, nous visitions les musées des villes, dans lesquelles nous faisions halte, avec notre caravane “Rivastella” couleur coquille d’œuf… Ah les jolies vacances merci papa, merci maman… Nous étions heureux à la découvertes de notre beau pays. Papa faisait de la photographie en amateur et nous avions un labo pour développer nos images (en noir et blanc uniquement car développer en couleur était plus compliqué). Là encore quel plaisir et quelle émotion en voyant lentement l’image apparaître au fond de la cuvette du révélateur. Ce spectacle “magique” me fascinait !

C’est donc tout naturellement que j’entrais à l’Ecole des Sciences et Techniques du Bâtiment – à l’époque appelée école du Secrétariat Technique du Bâtiment – car cette école privée formait des secrétaires d’architectes (les filles) et des commis d’architecte (les garçons, mais pas uniquement) pour devenir dessinateur projeteur compositeur. Puis BTS en poche, j’entrais – le cœur battant, les jambes flageolantes – aux Beaux Arts de Paris mais vous le savez déjà si vous me lisez régulièrement. Mon prof d’Arts Plastiques – l’Artiste Peintre GUY MARIE NOUVEL –  était vraiment quelqu’un que j’aimais et j’admirais beaucoup. J’aime les Artistes – les vrais – pas ces fumistes usurpateurs qui se parent des plumes du paon en se disant artistes alors qu’ils ne savent même pas tenir un crayon!!! Vous en connaissez surement quelques uns, faites un tour à la FIAC ou sur certains forums sur le Net et vous en trouverez quelques uns. J’aurais l’occasion dans un prochain article de pousser un coup de gueule contre l’Art contemporain et ses outrances… mais ce n’est pas mon propos ici.

Jissebro

Je reviendrais plus tard sur le métier d’Architecte et le dessin d’Architecture… Après cet épisode de ma vie, pendant neuf ans j’ai accompagné une immense Aquarelliste – qui pour moi est la digne héritière spirituelle de la Grande Blanche ODIN – je veux  dire Maryse De May pour laquelle j’ai une profonde admiration professionnelle. Cette expérience me laisse une empreinte indélébile. L’aventure est terminée et m’a donné l’envie de créer ce blog pour partager avec TOI mon Amour, ma Passion, mon expérience, mes trucs et mes astuces pour que tout ce que j’ai appris durant toutes mes années de DESSIN ne soit pas perdu à tout jamais. J’ai aimé profondément échanger et partager avec mes élèves et les stagiaires de Maryse, ainsi qu’avec les Aquarellistes qui ont croisé ma route. Certaines de mes élèves sont devenues des amies tout comme quelques professionnels. Je fonctionne par empathie.  Amour de l’Art, amour du dessin, amour des artistes, amour de mes élèves, amour pour quelques uns de mes amis blogueurs… L’AMOUR est mon moteur ! Alors ES TU prêt à entamer une nouvelle année par amour de la découverte et l’envie d’apprendre à dessiner ? OK ? Un petit sourire et on y va !

Print Friendly

2 thoughts on “Par Amour du Dessin

    1. Merci Coralie,

      Je souhaitais reprendre l’année en douceur en évitant d’être tout de suite dans la technique du dessin ou de la peinture… et puis comme j’affiche peu d’images de moi c’était une occasion à ne pas rater. Bises.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

EnglishFrenchGermanItalianPortugueseSpanish