Peu d’artistes, aujourd’hui, font appel au symbolisme pour construire leur dessin et encore moins au fameux nombre d’or ou aux tracés directeurs faute sans doute d’en connaître la signification. Pendant 25 ans de ma vie, je me suis intéressé à l’ésotérisme, au symbolisme, aux sociétés secrètes (Rose+Croix, Franc-Maçonnerie) et à leurs initiations. Un “initié” n’est rien d’autre que quelqu’un qui avance sur le sentier escarpé de la Connaissance de Soi. Le mot initiation venant du latin “initium” qui signifie le “début”. En français nous avons, forgés sur cette racine, des mots au sens identique avec “initial”, “initialement” ou même « initiative » qui veulent bien dire « début », ou « origine ».

Connais Toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les Dieux” était la maxime gravée au fronton du temple d’Apollon à Delphes. Apollon divinité Grecque était le dieu des Arts, de la divination et de la Lumière. Au cours de l’initiation maçonnique pour sa réception en loge, le profane a les yeux bandés, et ce n’est qu’à la fin de son parcours initiatique que symboliquement « il reçoit la lumière » (on lui ôte son bandeau). Les artistes sont donc en quelque sorte les porteurs de Lumière puisque par leurs œuvres ils contribuent à faire que le monde soit plus beau, plus lumineux. Je vais donc vous dévoiler un peu de ma perception ésotérique du monde. Par définition, est “ésotérique” ce qui est intérieure, (caché) et par opposition à ce qui est “exotérique” ‘'(qui est extérieure, révélé). Cette vision “intérieure” est donc très personnelle puisque c’est la mienne. Je ne vous demande pas d’y adhérer si cela n’a pas d’écho en vous. Je ne dis pas voici “LA VÉRITÉ” mais voici “MA” vérité (avec un “v” minuscule).

Impression

Le schéma ci-dessus est un syncrétisme de certaines de mes “croyances”.

Tout d’abord, depuis l’architecte romain Vitruve, les artistes et architectes du passé ont souvent fait référence au nombre d’or qui est égal à (1 + √5)/2= 1,618. Cette « divine » proportion apparaîtrait pour la première fois dans la grande pyramide de Khéops. Dans un autre article je vous dirais comment tracer le nombre d’or sans faire appel aux mathématiques car tout calcul mathématique peut se résoudre par le dessin.

Les anciens ont trouvé plus simple de définir une règle des 1/3 dont le résultat était proche de ce fameux nombre d’or. Ils ont ainsi déterminé quatre « points d’or » situés aux intersections des lignes des tiers verticales et horizontales (les pastilles jaunes sur le schéma). Jusque là rien de bien nouveau. Ces points définissent les endroits idéaux où placer le centre d’intérêt de votre composition, le « point focal ». Dans un paysage on s’efforcera de respecter cette règle des tiers avec par exemple 2/3 de ciel pour 1/3 de mer, de forêt, ou de champs de blé. Pour l’instant rien de bien nouveau mais attendez la suite…

J’en arrive au « BONJOUR » qui trône au centre de mon schéma. C’est de sa libre interprétation que découle les quatre zones « passé, futur, matériel et spirituel ». Lorsque l’on aborde la question de la composition picturale on recommande d’éviter de placer son sujet au centre du tableau. Pourquoi ? Parce que ce point est un point d’équilibre statique. La vie vient du mouvement, mouvement du feuillage sous l’action du vent, mouvement des vagues dans leur incessant flux et reflux, mouvement de l’eau du torrent qui courre et rebondit de rocher en rocher, course des nuages dans le ciel, etc… Donc la vie naît du mouvement qui lui-même provient d’un déséquilibre. Sur une balançoire s’il y a un équilibre parfait il n’y a pas de mouvement, il faut donc introduire une rupture dans cet équilibre pour que la balançoire s’anime.

Dans le mot « BON.J.OUR » la lettre « J » est au centre du mot, elle en est l’axe, le pivot. La forme de la lettre « J » évoque un hameçon, « c’est l’ancrage » du mot qui s’accroche au centre du dessin. Voyons plus loin… Lorsque j’écris le mot « bonjour » sur une feuille de papier je commence par la lettre « B » qui est « l’ici et maintenant », le présent qui contient l’avenir en potentialité c’est-à-dire les autres lettres à venir sur le papier pour former mon mot de bienvenue. « O, N, J, O, U, et R » sont donc les futurs possibles de ma lettre B… Vous me suivez ? Je continue avec ceux qui non pas décroché. En traçant sur la feuille de papier la 2ème lettre (le « O »), la 1ère lettre (le « B ») qui était le présent devient de ce fait le « passé » et le « O » prend sa place dans le présent. Les autres lettres « N, J, O, U, R » ne sont pas encore tracées donc elles symbolisent le futur. Ainsi de suite, je vous épargne de répéter ma petite histoire jusqu’à la lettre finale. De cette façon on comprend que la lettre centrale représente symboliquement le présent, tandis que les deux groupes de trois lettres placés avant et après représentent le passé et le futur.

En conclusion la partie centrale d’un dessin ou d’un tableau représente symboliquement le PRÉSENT tandis que la partie gauche représentera le PASSÉ et la partie droite le FUTUR. Dans cette même approche symbolique il est facile de comprendre que la partie basse du tableau représentera la TERRE, la MATIÈRE et la partie haute le CIEL, la SPIRITUALITÉ ce qui semble évident pour un paysage mais le sera moins pour un portrait encore que le haut du visage (avec le front et le cerveau) est bien la zone des idées, et de la spiritualité, tandis que les pieds sont en contact avec la terre.

Ainsi un portrait sera tourné, soit vers le passé s’il regarde vers la gauche, soit vers le futur s’il regarde vers la droite du tableau, ou dans le présent s’il fait face au spectateur.

La prochaine fois, peut-être verrez vous, dessins et tableaux, d’un autre œil…

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