escalier photo

La radio égrène un “escalier vers le Paradis” (Stairway to Heaven) de Led Zeppelin. Lentement les notes de musique suaves et légères s’élèvent dans la brise parfumée de ce matin d’été. Je suis bien et je rêve à mes années d’études – merveilleux moments passés -l’échine courbée sur la planche à dessiner un escalier en perspective. Hé oui la perspective peut être agréable si elle est considérée comme un jeu de l’esprit comme les échecs ou le bridge: Je ne joue pas au bridge… Personne n’est parfait, je fais déjà un escalier alors je ne fais pas “le pont” 😉

Ce dessin a été réalisé avec un outil merveilleux qui ne se trouve pas dans le commerce et qui s’appelle le “pifomètre”, le connais-tu ? Je vais te donner un “mini cours d’Archi” – rassure toi cela va se résumer à une simple formule. Un escalier pour ne pas te fatiguer lorsque tu le gravis doit répondre à la longueur de ton pas lorsque tu marches. Cette longueur théorique est comprise entre 61 et 64 centimètres. Un certain Nicolas François Blondel, architecte de son état, a établit à son époque (le XVII ème siècle) que les dimensions idéales pour un escalier devaient être égales à 2h + g = 61 à 64 cm. Les lettres “h” et “g” correspondent respectivement à la hauteur de la marche et au giron. Le giron est la profondeur de la marche (le dessus de la marche qui est la largeur de la surface sur laquelle nous posons le pied). Par exemple un escalier avec une hauteur de marche de 17 cm. devra avoir une profondeur de marche de 30 centimètres de façon à ce que 2 x 17 + 30 = 64 centimètres.

Tu me suis ou tu as raté une marche ? Si tu n’as pas compris c’est sans importance puisque je n’ai pas l’intention ni la prétention de faire de toi un architecte. C’était juste pour faire avancer le schmilblick comme disait Coluche dont tu peux voir une caricature dans mon article sur comment dessiner une caricature. Oui je sais j’ai “l’esprit d’escalier”… ça tombe bien… Bon fais quand même attention de ne pas tomber dans l’escalier ! Je continue de ce pas dans la suite de mes explications. Pour monter un mètre il nous faut 6 marches. Dans mon dessin j’ai choisi de ne représenter que cinq marches. Comme je l’ai expliqué à maintes reprises les lignes fuient – convergent – vers un point unique nommé le point de fuite (PF sur mon dessin). J’ai placé ce point de fuite de façon arbitraire puisqu’il n’est pas construit à partir d’un plan coté. Cette perspective reste donc théorique et le principe peut être appliqué à tout autre cas de figure similaire.

Dans un prochain article si cela t’intéresse je pourrais t’expliquer le cas d’un escalier à vis (escalier tournant autour d’un noyau central ou d’un vide). Ce n’est pas beaucoup plus compliqué mais cela nécessite un peu de concentration sur ton dessin “pour ne pas te mélanger les crayons”. Une volée droite d’escalier (un ensemble de marches) telle que représentée ici est ce qu’il y a de plus simple à dessiner. Il suffit de représenter le profil des marches (trait de coupe épais) et de joindre les nez de marches et les creux vers le point de fuite. On donne une largeur à la marche et le dessin est achevé en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

Alors faut-il toujours employer la perspective pour dessiner un escalier ? La réponse est évidemment NON ! Mais comme dit le dicton populaire “qui peut le plus peut le moins”. Lorsque tu apprends à conduire, le moniteur t’apprend à faire des créneaux de façon à ce que tu saches les faire lorsque tu en as besoin. Mais lorsque tu cherches une place sur un parking ou lorsque tu te gares en épi, tu n’as pas besoin nécessairement de faire un créneau. Ce n’est pas parce que c’est utile de savoir faire un créneau que tu auras toujours l’obligation d’en faire un. Cela dépendra des circonstances. Je m’efforce donc de t’apprendre TOUT CE QUE JE SAIS... Et je connais pas mal de trucs et des trucs pas mal en dessin. Voilà le pourquoi de cet article, après c’est à toi de voir si cela te seras utile ou pas… Mais cela dépend de toi, pas de moi.

Pour finir je te montre un dessin réalisé en pleine nature au château de Rochemaure. Ma merveilleuse amie l’aquarelliste Maryse De May y était invitée d’Honneur aux cotés de l’excellent Jean-Claude Papeix. Face à un paysage qui te plait il n’est pas question de “construire” une perspective mais de faire un dessin de sentiments, d’émotions et des impressions ressenties. La “Pers” est une technique particulière de dessin employée en archi, en déco, ou en design. Lorsque tu dessines d’après nature il est important d’avoir en tête les règles de perspective mais cela ne signifie pas qu’il faille sortir ton Té et ton équerre pour faire un dessin technique sec et précis. En attendant d’avoir le plaisir de t’accueillir sur ce blog une nouvelle fois, je te souhaite un agréable moment sur cet escalier qui mène au Paradis… Bien artistiques salutations à toi. A très vite.

crobard_rochemaure


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