Bonjour aujourd’hui nous allons voir comment dessiner une caricature. Cet article complète celui sur comment dessiner un personnage de cartoon. J’adore la BD, les caricatures, les dessins animés bref tout ce qui rend le dessin amusant, fun et un peu fou pour rendre plus drôle ce monde qui ne l’est pas toujours. Il y a quelques années j’ai acheté deux caricatures de Claude Morchoisne. Cela se passait sur eBay. J’ai loupé de peu l’achat d’une superbe caricature de Pierre Bellemare réalisée aux crayons de couleurs par ce très grand caricaturiste. Mais j’ai emporté les enchères pour deux petits crayonnés en noir et blanc l’un toujours sur Bellemare et l’autre sur Coluche. Malheureusement pour des questions de copyright il ne m’est pas possible de les publier en ligne – d’autres le fond à leurs risques et périls ou peut être parce qu’il ont une autorisation écrite de l’artiste ?… Malgré tout “mon” dessin a été publié dans les “GRANDES GUEULES” en 1980. Cela ne nous rajeunit pas… Morchoisne y était associé à deux autres grands noms de la caricature, à savoir Mulatier et Ricor avec lesquels ils forment un super trio à la façon des Pieds Nickelés de Louis Forton. Quel talent c’est magnifique  ! Parmi les maîtres de cet art ancien du dessin je citerais Honoré DAUMIER dont “j’ai brossé le portrait” dans un article que je t’invite à lire si ce n’est déjà fait.


CARACTÉRISTIQUES d’une bonne caricature:

  • Ressemblante. C’est essentiel… On peut déformer un peu un visage, lui tirer sur le nez ou les oreilles, accentuer un double menton, creuser une ride, agrandir l’orbite d’un œil, mais quelles que soient les déformations que tu fais subir à un visage la limite à ne pas dépasser est la perte de ressemblance…
  • Drôle. Le but de la caricature est de faire sourire celui qui la regarde mais tout ceci sans méchanceté aucune. Le spectateur doit éprouver de la sympathie pour le personnage caricaturé. Toi en tant que dessinateur tu dois avoir de l’empathie pour ton dessin, tu dois aimer ce que tu dessines. ATTENTION je ne te dis pas d’aimer la personne que tu caricature mais d’aimer ta caricature. Exemple je ne te dis pas d’aimer Staline ou Hitler – qui sont deux personnages historiques abominables qui n’engendrent évidemment pas la sympathie – mais tu dois aimer ta caricature. C’est ton amour du dessin qui doit prendre le pas sur toute autre considération. Si tu n’aimes pas ce que tu dessines alors ne le dessine pas !
  • Tendre ou Féroce. En voyant ta caricature on doit connaître tes émotions et tes sentiments vis-à-vis de ton modèle. Ce sont ces émotions que tu partage sur le papier. Tu aimes Bourvil, Fernandel ou Charlot ? Montre le dans ton dessin. Tu déteste tel ou tel homme politique ? C’est le moment de régler tes comptes ! Mon cher papa qui dessinait plutôt bien s’était essayé dans sa jeunesse à la caricature politique mais le discours qu’on lui opposait était imparable. Lorsqu’il présentait ses dessins aux journaux on lui rétorquait: “Monsieur avez-vous une carte de presse pour publier”? et lorsqu’il demandait une carte de presse on lui disait : “Monsieur avez-vous déjà publié pour avoir droit à une carte de presse” ? Circulez il n’y a rien à voir ! Découragé, il a laissé tombé…
  • Exagération ne veut pas dire invention ! Ne va pas faire loucher ta caricature si elle ne louche pas dans la réalité, ne va pas lui filer des boutons sur le nez si elle n’a pas de boutons, ou lui casser une dent sur deux si elle possède une dentition irréprochable et un sourire “ultra bright”, au contraire accentue cet effet !
  • Observe et sert toi de ton cerveau avant de te servir de ton crayon. Plus que pour n’importe quel portrait, dans la caricature il est important d’observer attentivement les traits d’un visage afin d’en accentuer les caractéristiques. Le nez est-il aquilin, ou court et rond, ou retroussé ? Les sourcils sont ils fins et bien dessinés, ou touffus et en broussailles, les pommettes sont elles saillantes, l’orbite des yeux est elle creusée ? Toutes ces questions te montrent à quel point un visage est riche et varié.
  • Simplifie : Un visage est constitué d’une somme infinie de petits détails: Géométrise les formes pour des figures simples comme la sphère (le cercle), le triangle, le rectangle pour les traits généraux du visage. Prend exemple sur les héros de la BD comme Obélix tout en “rondeur”, Tintin (un ovale pour la tête). Une caricature efficace joue sur le registre de la simplification.

Laurel et Hardy (j’espère que tu les avaient reconnus…) furent les joyeux compagnons de ma jeunesse. La télévision de la maison avec son écran noir et blanc et sa chaîne unique de l’ORTF (Office Radio Télévision Française) égayait mes jeunes années en nous régalant des films de ces deux amuseurs publics ou devrais-je dire bienfaiteurs de l’Humanité tant la bonne humeur qu’ils dispensaient étaient source de bonheur dans les foyers, encore peu nombreux, pourvus d’une TV. Il me revient en mémoire une anecdote à propos de Laurel et Hardy à la télévision.

En classe de 5ème A1 (classe de Latin) au Lycée JB Corot de Savigny-sur-Orge, un midi à la cantine, j’avais eu l’idée stupide de lancer un défi aux copains de table. C’était à celui qui, au dessert, avalerait le plus de noyaux de cerises… Qui croyez vous qui a gagné ce concours imbécile ? Moi évidemment avec 53 ou 56 noyaux avalés (j’ai oublié le nombre précis qui dépassait la cinquantaine). Le résultat ne s’est pas fait attendre bien longtemps ! Crise d’appendicite aiguë qui a bien failli tourner en péritonite.

Le matin même on avait emmené mon grand père dans une maison de retraite car il commençait à perdre un peu la tête et mes parents, qui travaillaient tous les deux, n’avaient pas le temps de d’écouter mes jérémiades: “j’ai mal au ventre, j’ai l’appendicite“. A cette époque il n’y avait pas encore d’internet mais une grosse encyclopédie m’avait permis de poser le diagnostique qui fut confirmé et le soir même direction les urgences au son du “pinpon” de l’ambulance.

Pendant ma convalescence dans la chambre de l’hôpital il y avait une télévision avec un monnayeur qui fonctionnait avec des pièces de 1 franc. A chaque visite de ma famille je réclamais des pièces pour voir la TV. J’avais une belle cicatrice de 13 cm. de long et chaque fois que je riais aux facéties de Laurel et Hardy je sursautais sous la douleur car chaque rire tirait sur les fils de suture. Je m’en souviens encore cinquante ans plus tard ! Voilà si cet article t’a plu, je t’invite à le partager autour de toi. En attendant d’avoir le plaisir de te revoir bientôt défoule toi en dessinant la tête de ton patron, ou celle de ton banquier à moins que ce ne soit celle de ton voisin de palier ?


 

 

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