Bonjour à toi,

Par “extraordinaire” (extra = en dehors de) il faut comprendre peu ordinaire… En effet aujourd’hui je vais te faire découvrir 5 outils de dessin supplémentaires afin de te faciliter la tâche. Comme ils sont peu communs tu les utiliseras peu et même peut-être jamais pour certains. Le premier d’entre eux est un drôle d’oiseau puisqu’il s’agit d’un perroquet mais celui la ne te dira pas grand chose puisqu’il est muet. On pourrait aussi dire que c’est un drôle de pistolet puisque c’est un autre nom pour un outil à tracer de la même famille que mon volatil. A quoi servent-ils et comment les utiliser ?

La forme explique la fonction: Ils ne sont que courbes et contre courbes c’est donc à tracer celles ci que servent ces curieux outils. En architecture, en dessin industriel, en illustration il n’est pas rare de dessiner des formes arrondies comme par exemple le galbe de l’aile d’une voiture ou la voute d’une coupole. Lors de la mise au net il faut assurer son trait par rapport au dessin à main levée. On vient donc caler le pistolet le long de la courbe en faisant correspondre le dessin au crayon avec le bord de l’outil. Il peut parfois être nécessaire des tester plusieurs portions de courbes avant de trouver celle qui s’ajuste le mieux au dessin au crayon. L’outil est équipé d’un bord anti tache pour éviter de faire baver l’encre du feutre pointe fine, du Rotring ou du tire-ligne.

Les trois suivant te seront utiles lors de tes sorties en plein air… si si je t’assure. Les deux premiers sont enprûnté aux artisans du bâtiment à savoir le mètre pliant du charpentier et le fil à plomb du maçon.

Toujours la sempiternelle question: Quoi faire avec ? C’est simple, le fil à plomb sert à marquer la verticalité. Ainsi dans la nature ou dans la ville je l’utilise (rarement il est vrai) pour repérer les aplombs. Il est facile de comprendre que les arrêtes d’une maison contemporaine sont le plus généralement parfaitement verticales mais il n’en va pas nécessairement de même avec les vieux bâtiments dont les murs ont parfois un fruit important. On appelle “fruit” d’un mur une pente où un renflement.de ce mur. Le fil à plomb permet d’en évaluer l’importance. Dans la nature cela aide pour le dessin des arbres et de leur tronc. Une branche fait-elle un coude ou une fourche cela permet de la positionner par rapport à l’ensemble.

Maintenant le mètre de charpentier, quant à lui, permet de mesurer les angles. Pour cela il suffit de déployer chaque segment pour le faire correspondre aux pans de toiture de la maison que je veux dessiner. Je procède par visée c’est à dire que bras tendu en fermant mon oeil droit (mon oeil gauche est mon oeil directeur) j’aligne visuellement le bord du 2ème segment de mon mètre avec le bord du toit. Au préalable j’ai pris la précaution de faire correspondre le premier segment avec l’arrête verticale de la maison de façon à avoir le bon rapport angulaire. Ensuite il me suffit de poser mon mètre SANS CHANGER la position des segments entre eux pour tracer les directions avec mon crayon.

Le troisième outil pour dessiner d’après nature est une grille de visée.Tu peux la comparer avec l’outil que je t’invite à fabriquer ici qui lui est plus destiné à la composition et à situer les “points d’or” dans ton dessin ou ton tableau. Pour mémoire ces points se trouvent aux tiers du format. L’utilisation d’une grille de dessin remonte à très longtemps puisque déjà en usage au seizième siècle. (16ème) pour les fresques murales et chez Albrecht Dürer. Là encore son usage est simple: Bras tendu on vise le paysage, l’objet où la scène à représenter au travers de la fenêtre de visée sur laquelle est tracé un quadrillage. Il suffit alors d’observer ce que l’on voit dans le 1er carré et de le reporter sur son dessin, puis de faire pareil avec le 2ème carré et ainsi de suite jusqu’au dernier.

Enfin le petit dernier (pour cet article) c’est la gomme électrique. De façon générale je déconseille l’utilisation d’une gomme car cela n’aide pas à dessiner correctement que de passer son temps à sauter sur sa gomme à la moindre erreur. Résultat certain passe autant de temps à gommer qu’à dessiner et de ce fait ne font aucun progrès… Mais ici cet outil est plus à considérer comme un crayon blanc pour apporter quelques réhauts de lumière sur un dessin. On veut eclaircir une mèche de cheveux, hop un petit “bzzzz” de roulette de dentiste (gomme électrique) et le tour est joué… on a oublié ce petit éclat blanc dans l’oeil du portrait de “Tata Lulu” ou de l’oncle Albert ? Bzzzz et voilà c’est fait il (elle) à l’oeil qui brille ! Fonctionne avec 2 piles AA LR6 de 1,5 volts qu’il est préférable d’ôter quand on voyage afin d’éviter que le bouton ne soit accidentellement pressé dans la trousse de voyage et les batteries à plat quand tu en auras besoin. La gomme possède des recharges gomme tendre pour le crayon et gomme dure pour l’encre. Je rédigerai plus tard un petit article sur tout ce que l’on peut faire avec cette gomme et comment l’utiliser (voire même peut être faire une courte vidéo Youtube ?)…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je pourrais encore te parler de la règle parrallèle mais aussi du “kutch” d’architecte qui est une règle graduée à 3 pans et 6 échelles (1/10, 1/20, 1/25, 1/50, 1/75, 1/125), ou du rapporteur, et des grilles à ronds… plus tard peut être ? Mais saches que tu peux très bien dessiner sans tout ce matériel qu’il n’est pas indispensable de posséder.

Alors avec – ou sans ce matériel – je t’invite à prendre tes crayons, ton bloc de dessin et dessiner jusqu’à nos prochaines retrouvailles. A très vite !


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