Hola Amiga y Amigo buen venida aqui ! Sois la et le bienvenu(e) à la découverte de ce nouvel article qui participe au carnaval de mon ami Karim Joutet professeur d’espagnol et blogueur sur www.espagnol-pas-a-pas.fr

Tout d’abord qu’est-ce qu’un carnaval d’articles ? C’est un échange entre blogueurs sur un thème commun. Ici il s’agit de présenter mes cinq films préférés. Bien évidemment tu te doutes bien que mes cinq films vont parler d’art, d’artistes et de peinture. Comment pourrait-il en aller autrement ?

J’aime le cinéma bien que je ne fréquente que très peu les « salles obscures » mais aujourd’hui les TV ont des écrans de plus en plus grands et des systèmes audio qui offrent un confort d’écoute et de vision très acceptable surtout si en plus le fauteuil ou le canapé est moelleux… Alors pourquoi bouder son plaisir. Mais plus que le cinéma ce que j’aime avec une tendresse toute particulière ce sont les artistes en commençant par nos illustres ainés qui nous ont légués tant de trésors accrochés aux cimaises des musées. J’aime profondément Vincent, Toulouse, Blanche, Tamara, ou Albrecht et c’est pourquoi j’écris sur eux. Ils sont des grands frères (ou grandes sœurs), ils sont des exemples, des sources d’admiration et d’inspiration.

LA JEUNE FILLE A LA PERLE: Si tu as jeté un œil sur la section “Histoire de l’Art” tu as peut être lu mon article sur Vermeer? En 2003 sortait sur les grands écrans une coproduction Anglo-Luxembourgeoise « Girl with a Pearl earring » soit en français « la jeune fille à la Perle » qui évoque la vie du peintre dans la Hollande du XVIIème siècle.

Une jeune fille belle mais pauvre (jouée par Scarlett Johansson) rentre au service de l’artiste pour s’occuper de la maison et des enfants du peintre. Vermeer n’est pas indifférent à son charme troublant et son épouse rapidement pressentant le danger pour son couple se montre jalouse et mauvaise. Les décors, les éclairages et les cadrages sont une pure merveille, chaque scène est un véritable tableau à la façon du Maître de Delf. « Atmosphère, atmosphère » (avec la voix d’Arletty naturellement) nous sommes vite pris par cette atmosphère lourde comme les velours et taffetas, les brocards et les tentures au travers desquels filtre la lumière des fenêtres à petits carreaux des tableaux de Vermeer, et nous voilà emportés pour un voyage dans le temps dans l’intimité du peintre.

Nous assistons au broyage des couleurs – car contrairement à notre époque où les artistes n’ont qu’un bouchon à dévisser et un tube à presser pour étaler la couleur sur la palette, à cette époque il fallait trouver les bons ingrédients (souvent des minéraux mais pas seulement) puis broyer les couleurs avec un pilon dans un mortier et y ajouter les huiles végétales pour obtenir un mélange riche et onctueux. L’apprentissage d’un jeune commis pouvait prendre de nombreuses années avant qu’il ne soit autorisé à broyer les couleurs. C’était une marque de confiance de la part du Maître de Peinture et un grand honneur pour le récipiendaire !

Si tu ne devais voir qu’un seul et unique film sur la peinture ce serait celui là !

Mr TURNER: Comme tu es habitué à parcourir mon blog régulièrement il ne t’aura pas échappé que j’ai écris aussi sur Turner ce somptueux artiste Britannique qui nous a offert tant de sublimes chefs d’œuvres picturaux et notamment de belles aquarelles. Un film – « Mr Turner » – a été consacré à ce personnage immense de la Peinture Anglaise dont l’œuvre dépasse largement les simples frontières du Royaume Uni.

Là encore les images sont superbes et nous plongent dans cette Angleterre du XIXème siècle. On y découvre un Turner qui se fout des conventions bourgeoises de son époque. Le personnage est touchant et l’émotion réelle à le suivre dans ses pérégrinations, son petit carnet de croquis à la main ou dans la poche de son gros manteau de laine épaisse. Ce bougre d’homme, un peu rustre, un peu ours possède une belle âme et un cœur d’or, il est tout à la fois grandiose et touchant. Quel bonheur et quelle émotion de voir ce grand homme solidement campé devant son chevalet entrain de peindre un coucher de soleil sur un coin de campagne verdoyante ou bien le portrait d’une « lady » au teint pâle.

L’artiste est un originale – comme beaucoup d’artistes – mais il y a ce je ne sais quoi qui nous le rend proche et familier. Si tu n’aimes que les films d’action à la « James Bond 007 » ou la série des « Fast and Furious » alors ce film n’est pas fait pour toi… En revanche si tu aimes parcourir les brocantes, les musées ou rendre visite à Tante Jeanne, pour goûter à ses délicieux sablés accompagnés d’une tasse de thé Darjeeling alors que s’égrène le lent tic-tac de la vieille pendule de parquet, dans ce cas surtout ne boude pas ton plaisir. Here is your movie !

RENOIR: C’est l’immense Michel Bouquet qui campe avec succès un Renoir plus vrai que nature ! Les entends tu ces cigales qui frottent leurs ailes pour produire cet incessant chant enivrant qui se mêle aux senteurs des pins parasols… tsss tsss tsss… tsss tsss tsss… tsss tsss tsss… Et voici qu’au détour du sentier paraît le fantôme boiteux de Jean, son fils parti à la guerre. C’est un échange poignant et rugueux entre le père et le fils sur fond de “rivalité amoureuse”. Le visage émacié figé en un rictus de douleur causée par l’arthrite qui lui croche les doigts, le vieil homme est là assis dans son fauteuil pour peindre ce modèle – la belle Andrée qui pose nue et s’offre à la caresse du pinceau de l’artiste sur la toile… Elle est jeune et belle, lui est au crépuscule de sa vie… Des femmes nues Renoir en a peint beaucoup mais celle là, c’est différend…

Le père et le fils ne sont pas insensibles à la radieuse beauté solaire de la jeune femme. La grande guerre est là qui s’invite à la fête… Jean blessé va-t-il repartir au front fuyant l’amour de cette jeune maîtresse ?

Parfois la douleur de l’arthrose dans mes doigts se fait plus vive et me rappelle le destin du vieux Maître… Faudra t’il qu’un jour – comme lui – j’en arrive à attacher mes crayons ou mes pinceaux au bout de mes doigts tordus pour dessiner ou peindre ? La question me taraude et puis quand la douleur s’estompe et disparaît j’oublie. En revanche ce qui est inoubliable c’est la force des images qui se dégage de ce film qui fut sélectionné pour faire l’ouverture du festival de Cannes en 2012.

SERAPHINE: Voilà une Yolande Moreau remarquable de justesse et de tendresse pour le personnage de Séraphine qu’elle interprète avec une grande sensibilité pour cette femme humble et touchante. Elle est aux antipodes de la « nunuche de la famille Deschiens »… Ici nous découvrons une actrice toute en retenue, au jeu subtile et pudique pour jouer le rôle de Séraphine de Senlis, « bonne à tout faire » et surtout bonne à faire une peinture originale et naïve.

Ce film remarquable mais sombre a été couronné par 7 Césars, c’est dire sa très grande qualité. Là encore la guerre n’est pas loin, on ne la voit pas mais on la devine présente en filigrane au travers des personnages du film et notamment de la relation entre Séraphine et ce collectionneur allemand Wilhelm Uhde découvreur de Picasso et du douanier Rousseau. Il y a d’ailleurs un lien de parenté entre la peinture naïve de Séraphine et celle de Rousseau. Un film touchant à voir absolument.

LES FANTÔMES DE GOYA

Bien évidemment je ne pouvais conclure ce carnaval sur le cinéma sans un clin d’œil à Karim du blog www.espagnol-pas-a-pas.fr sans évoquer Goya le Maître incontestable de la peinture Espagnole.

Dans l’Espagne flamboyante et tourmentée du XVIIIème siècle sur fond de guerre Napoléonienne, le destin de Francisco Goya va basculer lorsque la belle Inès – sa muse et son Amour – se trouve arrêtée et torturée par l’Inquisition… Le Peintre se trouve alors en proie aux démons qui le hantent et hantent son œuvre : ses fantômes. L’interprétation des acteurs – la très belle Natalie Portman et l’excellent Javier Bardem – sous la direction de Milos Forman compte pour beaucoup dans la qualité du film plus proche des aventures du Comte de Monte Christo que d’un biopic historique sur Goya mais qu’importe on se laisse vite séduire et emporter par l’intrigue et la beauté des images.

Voilà ainsi s’achève le panégyrique de mes cinq films préférés sur l’Art et la peinture. Et toi quels sont les films que tu préfères sur le thème de l’Art et de la peinture ? Tu peux les mentionner dans les commentaires ci-dessous et partager cet article autour de toi si tu le veux. Bonne journée, bon ciné et à très vite.

 

4 thoughts on “Mes cinq films préférés

  1. Génial. Plein d’idées pour de bonnes soirées en perspective. Merci.
    J’ai aussi adoré “Loving Vincent”. On est comme hypnotisé par cette peinture mouvante.
    I like!

    1. Coucou Alice,

      L’aile ou la cuisse avec Coluche et De Funès film bien français pour nous parler avec jovialité de la gastronomie et de la cuisine “restoroute” – dommage que ces deux là ne soient plus là pour égayer nos soirées dans un monde de plus en plus sinistre et violent… et Ratatouille le petit chef cuistot qui mérite bien quelques étoiles au guide Michelin du dessin d’animation. J’adore ! Bises amicales et bonnes dégustations 😉

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