kunst photo

Aujourd’hui nous allons voir comment progresser en dessin car c’est un sujet ou une question souvent évoqué dans les discussions d’atelier. En fait je ne connais qu’une réponse qui se résume à dessiner avec régularité. Je l’ai déjà dis et déjà écris, il vaut mieux dessiner sept fois une heure pendant sept jours que dessiner une fois sept heures pour ensuite rester sans dessiner le reste de la semaine.

C’est un peu ce qui se passe lorsque l’on fréquente un cours ou un atelier de dessin ou de peinture. Qui plus est les gens sont heureux de se retrouver donc ils ne dessinent pas à 100% pendant tout le temps qu’ils partagent ensemble, mais bavardent aussi, rient, et parfois même mangent et boivent un coup à la fin du cours pour “tirer les rois ou fêter un anniversaire“. C’est très sympathique, très convivial, cela est un lien social important qui fait la cohésion du groupe et créé des relations d’amitiés entre les membres, ce qui est essentiel, MAIS cela ne fait pas progresser en dessin pendant ces moments festifs !

Alors faut-il bannir ces instants de partage ? SURTOUT PAS ! Toutefois il y a un temps pour tout, un temps pour dessiner ou peindre et un temps pour faire autre chose comme de s’amuser. Il n’est jamais bon de vouloir tout faire en même temps et lorsque l’on dessine il est préférable de consacrer son temps, son énergie ET SON ATTENTION à cela uniquement… Je le dis pour les bavards impénitents qui perturbent les cours et ne sont pas attentifs à leurs dessins. Que de fautes de proportions, de perspectives, de compositions seraient évitées si les personnes étaient un peu plus attentives aux instructions données et surtout à leur propre travail.

Lorsque tu dessines sois centré sur toi-même et sur ton travail car la notion de “plaisir de dessiner” ne doit pas te faire oublier que dessiner est aussi un travail ! D’ailleurs s’il n’en était pas ainsi il n’y aurait pas de peintres professionnels, pas d’illustrateurs professionnels, pas de professeurs de dessin dans les écoles, les académies, les ateliers. Et même si tu n’es pas professionnel cela ne t’empêche pas d’apprendre les bonnes pratiques de ceux qui le sont.

Sans un minimum de discipline il est difficile de réussir ! Cela vaut pour le dessin et pour bien d’autres choses. Je suis bordélique et peu discipliné – je le confesse – et c’est ce qui me freine pour aller plus loin dans la vie. Il n’est jamais trop tard pour m’amender… J’ai déjà progressé sur le plan personnel mais je sais qu’il me reste encore des efforts à faire pour m’accomplir. DEVIENS CE QUE TU ES est un précepte que je fais mien, mais cela peut prendre une vie pour se trouver ou se découvrir alors penses-y – toi qui me lit – avant de me juger sur mes seuls défauts (j’en ai)…

Pour un créatif la “cohabitation avec soi-même” n’est jamais simple car un(e) artiste est par nature multiple. Il y a monsieur – ou madame – “tout le monde” père, mère, fils, fille, mari, femme, amant(e), frère, sœur, voisin(e), collègue et il y a l’autre – ou les autres – qui existe(nt) à l’intérieur de lui (d’elle) et qui sont poète, écrivain, romancier, essayiste, illustrateur, graveur, sculpteur, peintre, dessinateur, comédien, chanteur, musicien (et le féminin de tous ces métiers passion). Bref cela fait du monde car chacun y va de sa chanson et pas seulement le chanteur ou la chanteuse…

IL EST IMPORTANT DE SAVOIR CANALISER LE TROP PLEIN DE CRÉATIVITÉ qui peut s’exprimer en chaque facette d’une telle personnalité. Certains artistes débordent d’énergie créatrice mais n’arrivent à rien car cette énergie part dans tous les sens sans que rien n’aboutisse jamais. Dans une moindre mesure je suis un peu comme cela avec un esprit en “escalier” ou qui “saute du coq à l’âne” c’est à dire qu’une idée en entraîne une autre et une autre encore sans jamais aller au bout des choses, sans jamais terminer ce que je commence.

Du moins c’était moi avant la prise de conscience qui a suivi le “coup de pied au cul” – nécessaire mais très douloureux – d’une rupture… Lorsque toutes tes pensées sont centrées non sur toi même, mais sur l’autre qui accompagne ta vie, qui lui donne du sens et l’illumine de sa présence alors la séparation fait s’effondrer tout ton univers et te force à remettre en question ton mode de fonctionnement et de penser.

Depuis j’ai compris que je dois donner du sens à ma vie par moi même et non par procuration au travers de quelqu’un d’autre si charismatique que soit cette personne. Ce fut ainsi le début de ma prise de conscience, mieux vaut tard que jamais mais s’il faut du temps pour changer le monde, il en faut encore plus pour se changer soi même. Cette malheureuse épreuve a aussi donné naissance à ce blog et aux articles que tu peux lire dessus. “A tout malheur quelque chose de bon” dit-on parfois.

Pourquoi cette digression à propos de ma vie privée ? Pour te faire comprendre que je ne suis pas différent des autres si tu en doutais encore ? Nous avons tous nos joies et nos peines, nos soucis petits ou grands et c’est de tout cela que se nourrit la création. J’y mets mes joies, j’y mets mes peines et tout ça, pour moi, ce n’est pas le blues mais cela peut faire un dessin… Sers toi de tes émotions pour créer !

La vie n’est pas lisse et uniforme, elle est parfois grise lorsque nous sommes triste et prend toutes les nuances de l’arc-en-ciel lorsque nous sommes heureux. C’est toujours la même vie mais nous ne la regardons pas avec les mêmes yeux ou plutôt au travers du même prisme coloré, dans un couple cela fait donc deux paires d’yeux qui ne regardent pas toujours dans la même direction au même instant !

Un dessin n’est jamais raté… au pire si tu ne peux l’effacer, retourne ta feuille et commence un nouveau dessin au dos. Comprends tu ma parabole ? Rien n’est fixé à l’avance, rien n’est jamais perdu: Il n’est jamais trop tard sauf lorsque la vie s’arrête car alors il n’est plus le temps de recommencer… Ou “autrement” si comme moi tu crois en la réincarnation ?

Chaque progrès, si petit soit-il, en amène un autre, puis un suivant… Et c’est comme cela que les choses avancent. Recommence encore, et encore, pose une nouvelle feuille, tourne la page de ton carnet de croquis et fais un nouveau dessin, ou refais le même en ne commettant pas les mêmes erreurs. C’est à ce prix que ton trait va devenir plus précis et plus sûr et que tu vas prendre confiance en toi. Si tu ne peux pas changer les mauvais moment de ta vie, tu peux choisir, ou pas, de les effacer de ta mémoire. C’est toi qui décides.

PRENDRE CONFIANCE EST UNE CLEF DU SUCCÈS ! Cela commence par soi mais c’est aussi vrai pour les “Lois Universelles de l’Univers”. Tu sais, c’est le fameux “Aide Toi et le Ciel t’aidera” que tu as dû entendre au moins une fois dans ta vie. Cette confiance ne doit pas être “aveugle” mais étayée par tes expériences et éclairée par tes croyances. Par mon expérience personnelle je peux te dire que rien n’est jamais le fait du hasard mais tout à un sens et c’est la réponse à nos actions, à nos pensées positives (mais aussi négatives comme nos peurs, nos doutes, ou nos a-priori). Cela signifie que chaque jour de notre vie est une nouvelle vie qui commence ! Chaque feuille blanche de ton carnet de croquis t’offre une chance nouvelle de progresser.

Combien de feuilles blanches as-tu sur ton carnet de croquis ? 50 ? 100 ? 200 ? Tu as donc cinquante, cent ou deux cent chances de réussir ton dessin en faisant d’immenses progrès ! Mes plus grands progrès en dessin furent ceux réalisés au cours de ma troisième année de Beaux-Arts car à ce moment crucial se jouait mon avenir à l’école… Il me manquait une unité de valeur et demi pour compléter les 24 UV nécessaires à l’achèvement de mon premier cycle d’études supérieures. J’en avais déjà obtenu vingt-deux et demi, il s’agissait donc pour moi d’une “formalité” sauf que pour l’obtenir il me fallait réaliser 300 dessins en 90 jours ! Et ce fut un sacré challenge que de devoir – jour après jour – puiser au fond de moi l’énergie nécessaire pour le faire !

J’avais la motivation mais aussi la persévérance pour y parvenir. PERSÉVÉRANCE voilà un mot important du vocabulaire. Sache que tous les mots n’ont pas la même valeur (je ne parle pas ici de numérologie) car tous n’agissent pas émotionnellement sur nous de la même façon. Les émotions peuvent être soient négatives soient positives. Par exemple tu peux avoir peur de perdre à un jeu d’argent ou au contraire avoir envie de gagner le gros lot.

Pour certains la peur de perdre ou de manquer est plus grande que l’envie de gagner, pour d’autres c’est exactement le contraire. La peur de tout perdre est un frein plus puissant que l’envie de réussir qui elle peut faire perdre toute prudence. Un créateur prend des risques à commencer par ceux d’être incompris, d’être critiqué,  d’être moqué, d’être jalousé ou d’être copié mais, en contrepartie, il peut aussi être flatté, admiré, encensé, ou aimé pour ses créations. C’est le bon coté des choses. Chez toi est-ce la peur de perdre ou l’envie de gagner qui prédomine ?

Pour avancer nous avons deux pieds, et il n’est pas rare que ce soit – alternativement – la peur et l’envie qui nous tire en arrière ou nous pousse en avant tout au long de notre existence. Il faut donc “compter” avec cela pour minimiser les risques en augmentant les chances de succès. Un escalier est constitué d’une marche sur laquelle le pied se pose et d’une contremarche pour nous élever. Les deux éléments de l’escalier sont indissociables et nécessaires à notre élévation. Cette nouvelle parabole est là pour te rappeler qu’à toute action doit succéder un temps de repos pour rassembler ton énergie et continuer ta progression.

En dessin le temps de “l’inaction” servira à prendre du recul par rapport à ton travail pour analyser tes progrès. C’est le temps de la réflexion. Dans “les malices de Plick et Plock” – BD parue entre 1893 et 1904 – l’auteur, Christophe père de “la Famille Fenouillard” ou du “sapeur Camembert” – nous rappelle “qu’il faut réfléchir avant d’agir“. Voilà une sage précaution à la condition que cette réflexion n’occupe pas l’essentiel de notre existence auquel cas nous serions dans la procrastination. En attendant le plaisir de te revoir je te souhaite de bonnes et heureuses fêtes.

POUR RÉSUMER:

MOTIVATION: Le désir de faire est le moteur de l’ACTION.
PERSÉVÉRANCE: Un dessin n’est jamais raté = Il est une LEÇON.

CONFIANCE: Elle est la CLEF du succès.
RÉFLEXION: Un dessin se réfléchi un peu avant, et beaucoup après sa réalisation.


Si cet article te plait, MERCI de le PARTAGER autour de toi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

This site is protected by wp-copyrightpro.com

%d blogueurs aiment cette page :