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Bonjour à toi, aujourd’hui voici un exercice auquel je me prête de bonne grâce afin de répondre à 10 questions sur le dessin. Sans plus de préambule entrons dans le vif du sujet.

LE DESSIN EN 10 QUESTIONS

  1. Que fais tu les jours où tu n’as pas envie de dessiner ? Je peux faire plein d’autres choses comme écrire sur mon blog, lire (malheureusement pas suffisamment à mon goût), regarder une vidéo (j’en ai plein en retard y compris sur Youtube), jeter un œil sur les comptes Instagram qui m’intéressent. Je sais que certains artistes se forcent à dessiner par obligation morale « je dois dessiner un peu tous les jours si je veux progresser…». Je leur donne raison c’est exact, mais ce n’est pas forcément comme cela que j’arrive à fonctionner. Je fais donc en fonction de mes envies et mes humeurs et si l’envie de dessiner n’est pas présente en moi à ce moment là, alors je me dis qu’il y a surement autre chose à faire pour m’occuper (et ce ne sont pas les trucs à faire qui manquent crois moi…).
  2. Par quoi commences-tu un portrait ? De façon générale je commence un portrait par le regard car c’est dans un portrait ce que je regarde en premier. Le regard doit être « vivant ». Si la personne a des lunettes je commence par les dessiner car cela me sert de « cadre » pour positionner les yeux à leur juste place. Je sais que d’autres artistes commence un portrait par le contour du visage ce qui est aussi possible. Le risque pour moi lorsque je commence par les traits généraux c’est de finir par yeux et de les rater. Si les yeux sont ratés c’est alors tout le portrait qui est fichu. En commençant par les yeux si cela fonctionne bien pour le regard alors je me dis que cela vaut la peine de continuer à travailler sur le portrait. Dans le cas contraire il n’y a que les yeux à recommencer. Cependant comme l’exception confirme la règle tu as tout loisir de voir sur la vidéo vers laquelle pointe le lien ci-dessus que j’ai commencé par esquisser la pommette et la joue de cette “beauté des îles”. Ne jamais dire jamais…
  3. Quel est ton artiste préféré ? Voilà la pire question que l’on puisse me poser et à laquelle je suis bien incapable de répondre parce que j’aime tous les artistes anciens tandis que pour les contemporains j’aime peu l’Art abstrait qui est souvent la porte d’accès vers le « n’importe quoi fait n’importe comment »… Donc j’aime Ingres pour son dessin, j’aime Vermeer pour sa lumière et le Caravage, je préfère Frans Hals à Rembrandt mais j’aime ces deux là, j’adore Tamara de Lempicka pour son style et ses portraits, et Blanche Odin pour ses aquarelles. Puisque nous parlons d’aquarelles j’adore et j’admire ce que fais Maryse De May, mais j’aime aussi les portraits d’Olivier Philippot, les couleurs de Viktoria Prishedko, la délicatesse de Joseph Zbukvic (jamais rencontré), et les aquarelles d’Isabelle Fournier Perdrix, de Thierry de Marichalar et bien d’autres dont j’ai un jour croisé la route. Dans les techniques picturales autres que l’aquarelle j’aime beaucoup l’artiste Autrichien Voka et son « réalisme spontané » souvent copié et l’artiste plasticien Français Ernest Pignon Ernest précurseur du Street Art. Voilà pour quelques uns de mes coups de cœur.
  4. Est-ce que tu fais de la peinture sur toile ? Pas vraiment, dans ma jeunesse j’ai fais (très peu) de la peinture à l’huile avec de veilles couleurs tirées d’une boite de peinture héritée de mon papa mais je n’aime pas les odeurs d’essence de Térébenthine. Je sais qu’aujourd’hui il y a des huiles sans odeurs et même des huiles miscibles à l’eau. J’ai fais un peu d’acrylique (justement parce qu’il n’y a pas d’odeurs désagréables) mais cela sèche vite… On peut allonger les délais de séchage avec des additifs. Pour information chez les pastellistes on parle de « peinture aux pastels» si l’ensemble du support est couvert de pigments et on dit « dessin aux pastels » si le dessin ne couvre pas la totalité de la surface. Je peins aussi un peu à l’aquarelle, dans les prochains mois je devrais augmenter ma production et aussi pourquoi pas faire quelques gouaches ?… Mais l’envie de peindre des grands sujets sur toile commence aussi à se faire sentir… As said previously “never say never“.
  5. Te considères-tu plutôt valoriste ou plutôt coloriste ? Compte tenu de ce que je dessine beaucoup en noir et blanc l’essentiel en ce qui me concerne ce sont les valeurs. Quelles que soient les couleurs employées si les valeurs sont bonnes le dessin ou la peinture sera réussi mais si les valeurs sont mauvaises alors même une belle harmonie colorée ne pourra sauver ton dessin. Pendant longtemps les artistes peintres travaillaient en « grisaille » c’est-à-dire qu’ils posaient les « bonnes » valeurs pour traduire les ombres et les lumières, le modelé et la composition générale. Puis une fois trouvé ce juste équilibre des formes et des valeurs venait – en dernier – le passage à la couleur. Donc l’important ce n’est pas la rose comme le chantait Gilbert Bécaud mais l’important ce sont les valeurs!
  6. Qu’est-ce que tu préfères dessiner ? J’aime absolument tout dessiner car le plaisir n’est pas dans le sujet mais dans le fait de faire glisser un crayon sur une feuille de papier et voir apparaître du « néant » un dessin. Cependant j’ai des sujets qui me parlent plus comme les portraits, les animaux ou les nus féminins pour la beauté des courbes féminines. Paradoxe, alors que je suis titulaire d’un diplôme d’architecte ce sont les dessins de bâtiments qui me tentent le moins. Peut être une forme « d’Œdipe mal digéré » vis-à-vis de l’Architecture que j’ai abandonné… comme un sentiment de culpabilité ou de trahison de cet abandon ?
  7. Quel est le meilleur moment de la journée pour dessiner, le matin, l’après midi, le soir ? Il n’y en pas d’un point de vue spécifique. C’est quand tu en as envie avant tout. Personne n’est identique à son voisin. Il y a les lève-tôt, il y a les couche-tard, il y a les « ni-oui ni-non », et les « ptète bin qu’oui ou ptète bin qu’non ». Il n’y a pas de jour  « J » ou d’instant « T » privilégiés sinon que celui où tu te sens bien. Il est important d’avoir « un bon feeling » quand on dessine. Si tu as le « blues » le dessin peut t’apporter un réconfort psychologique mais en aucun cas il ne doit être le prétexte pour dessiner. Tu ne dessines pas pour aller mieux mais c’est parce que tu vas mieux que tu peux dessiner. Je ne dénigre pas l’Art thérapie qui à une réelle efficience, j’ai d’ailleurs écris un article sur comment te soigner avec le dessin que je t’invite à consulter si le cœur t’en dit. Mais en ce qui me concerne “si j’ai le moral dans les chaussettes” – je change de chaussettes plutôt que de me précipiter pour faire un dessin… En d’autres mots je me change les idées mais pas forcément en dessinant (voir ma réponse à la première question).
  8. Quelle règle est la plus importante à connaitre en dessin ? Toutes… C’est-à-dire aucune ! S’il existait une formule « magique » pour réussir tous mes dessins je serais aujourd’hui l’homme le plus riche de la Terre. Il n’y a pas un truc plus important qu’un autre mais plein de « petits trucs » qui, ajoutés les uns aux autres, font qu’un dessin tienne la route. Tu m’as entendu dire cent fois, qu’en perspective, la ligne d’Horizon passe par le regard de l’observateur – voilà cela fait à présent cent une fois 😉 que j’en parle – mais j’ai aussi évoqué la règle des Tiers pour composer un dessin et d’autres comme agrandir un dessin sans outil. Bref tu as compris que le dessin ne repose pas sur une seule technique particulière mais qu’il est semblable à un château de cartes qui empilées constituent un ensemble stable et cohérent un peu comme mes articles s’articulent les uns avec les autres pour constituer ce blog.
  9. Quel est ton meilleur dessin ? Celui que je ferais demain. Le dessin est un apprentissage permanent. Chaque jour faire un petit pas permet de faire une longue route. Vouloir avancer plus vite risque tout simplement de t’essouffler. Progresse à ton rythme, avance à ton pas plutôt que dans les pas d’un autre.
  10. Quelle est la principale qualité d’un bon dessinateur ? L’humilité. Il est important de savoir se remettre en question. Je reste toujours très admiratif des dessins des « Maîtres » qui ont appris à maîtriser le dessin par un travail constant sur eux même. Pour progresser il faut comprendre que l’on ne sait que peu de choses et que tout passe par la compréhension du geste parfait qui n’existe pas. Il faut viser la perfection tout en sachant que nous ne l’atteindrons jamais car la perfection n’est pas le but à atteindre mais le chemin qui nous mène vers ce but.

Je te laisse méditer ces quelques réponses et j’espère qu’elles te seront utiles à mieux te connaître toi-même et mieux me connaître. En attendant le plaisir de nouvelles retrouvailles sur le chemin « vertueux » du dessin. Amicales salutations artistiques.


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