Bien le bonjour à toi qui lit cet article. J’espère que tu passes une bonne journée ? Si tu peux lire ceci c’est déjà que tu disposes d’un accès internet avec un téléphone, une tablette ou un ordinateur ce qui signifie que tu as – à cet instant – un toit au-dessus de la tête ce qui est un luxe dont nous ne sommes pas toujours conscient. L’hiver est une période redoutable pour tous les sans abris, les animaux abandonnés, les plus fragiles et les plus pauvres de la société humaine. Parler d’Art, peindre ou dessiner représentent donc un luxe et un privilège dont je suis redevable à mes parents d’abord, ainsi qu’à ma destinée. GRATITUDE pour tout cela, GRATITUDE pour ta visite sur mon blog, MERCI A TOI !

La question que je veux traiter aujourd’hui est simple mais sa réponse un peu plus subtile que de répondre par l’affirmative ou la négative. “Est-il possible de peindre sans dessiner” ? La réponse est évidente et je dis OUI… Maintenant son corollaire est “peut-on peindre sans SAVOIR dessiner” ? Et cette fois-ci, sans faux-fuyants ni détours ma réponse est NON… Car même l’abstraction doit faire appel aux lois de l’équilibre des formes et des couleurs – le déséquilibre qui engendre un dynamisme de la toile est en soi une recherche d’équilibre.

Lorsque je marche, je passe d’un état d’équilibre statique avec mes deux pieds reposant au sol, vers un état dynamique avec une perte d’équilibre sur un seul pied, perte d’équilibre aussitôt compensée par une recherche d’équilibre en avançant l’autre pied et ainsi de suite. En peinture c’est la même chose. L’artiste est à la recherche constante d’un équilibre, d’une harmonie des couleurs dans ses compositions sauf à faire absolument n’importe quoi (ce qui est parfois le cas…).

Je l’ai déjà écris à maintes reprises. Le dessinateur et le peintre utilisent les mêmes outils qui sont :

  1. Les yeux et en particulier son œil directeur
  2. La main droite ou gauche (voire les deux) qui tient le crayon ou le pinceau
  3. Le cerveau – lorsqu’il y en a un – pour analyser, composer, structurer, organiser les formes et les couleurs, les valeurs, les ombres et les lumières sur la toile ou le dessin.

Rien ne devrait être laisser au simple “jeu du hasard” sinon autant confier pinceaux et crayons à un âne ou un singe qui fera aussi “bien”…

Je ne serais pas du tout fâché que tu trouves mes propos excessifs et que tu aies un avis radicalement opposé au mien. C’est d’ailleurs à cela que sert la rubrique commentaires en fin d’article. Tout ce préambule pour dire que PABLO PICASSO a jouer au pyromane avec l’Art de notre époque… Je veux bien entendre qu’il a voulu sortir des schémas classiques. Je veux bien admettre qu’il a libérer le geste créateur des artistes en leur donnant le droit d’OSER quelque chose de nouveau ou de différent des règles académiques… Tout cela je peux le comprendre mais en faisant cela il a ouvert la “boite de Pandore” et permis aux idiots de faire et dire n’importe quoi au nom de l’ART…

Vaste foutaise, si je puis me permettre, que le dripping de Jackson Pollock… On peut m’opposer que c’est lui qui imprimait la torsion initiale de la corde ou son balancement dont dépendait les gouttelettes projetées sur la toile… La belle affaire. Tout comme les fameux “noirs de Pierre Soulages” qui accrochent si bien la lumière, sans oublier de retenir la poussière !

Bref notre époque justifie n’importe quoi par des discours abscons ( ici “abs” est de trop) avec une rhétorique sur la place de l’Art et de l’artiste dans notre société de l’hyper consommation. Sa place est devant un chevalet pour créer des émotions et de la beauté et nulle part ailleurs. Qu’il laisse au philosophe la dénonciation du mercantilisme échevelé de notre époque gloutonne et brouillonne. Qu’il laisse au politique le soin de reconstruire le monde en traçant d’autres routes que celles du profit immédiat ! Le rôle de l’artiste est de dire le beau et pas de repenser le monde.

Il faut beaucoup d’imagination – et une bonne dose de whisky – pour s’émerveiller et s’émouvoir devant 25 m2 de toile barbouillée d’une “purée noire épaisse façon bitume”. Oui je suis féroce dans ma critique mais j’en ai marre d’entendre crier au génie devant une “toile” de Pierre Soulages alors que dans le même temps le Louvre rend un vibrant hommage à Léonard dont nous célébrons le cinq centième anniversaire de sa mort en 1519… En voilà un qui avait vraiment du génie et devant lequel nos modernes barbouilleurs font pâle figure.

Tu l’auras compris, ma critique acerbe du monde moderne et de la participation de l’artiste au chaos général, est la raison pour laquelle je ne peux me résigner à ce que l’on ne sache pas dessiner pour peindre. LE DESSIN REPRÉSENTE LA BASE, LES FONDATIONS, LE SOCLE SUR LESQUELS REPOSENT PLUS DE 5000 ANS D’HISTOIRE DE L’ART ET DE L’HUMANITÉ ! Alors soyons humble avec notre ignorance et notre médiocrité face aux glorieux Maîtres du passé ! Et la prochaine fois qu’un idiot te diras “du passé faisons table rase” répond lui “de retourner à l’école” c’est encore ce qu’il aura de mieux à faire.

J’aime l’éloquence muette de la “Belle Ferronnière”, celle de la “Dame à l’Hermine” ou encore celle de la “Vierge au rocher”. Ces œuvres parlent pour elles mêmes et pour leur magnifique auteur par opposition aux “œuvres des artistes contemporains” où moins il y a à voir et plus des critiques d’art prosélytes sont intarissables pour nous expliquer la genèse de cette toile vierge lacérée à coups de cutter, ou la profondeur insondable de ce point rouge sur un fond gris. Affligeant qu’une telle vacuité puisse donner lieu à autant de logorrhée verbale. Ainsi va notre monde décadent !

Tu ne seras donc pas surpris que je te dise qu’avant de savoir peindre il faut apprendre à dessiner ! C’est le pourquoi de ce blog. C’est le modeste “combat” que je mène ici pour réconcilier le passé avec le modernisme d’une Tamara de Lempicka ou d’un Vincent Van Gogh qui ont su trouver un juste équilibre entre innovation et tradition, entre hier et demain, car dans 300 ans nous continuerons d’admirer leurs œuvres tandis que les “imposteurs contemporains” seront retombés dans l’oubli.

Sur ces entrefaites, je te souhaite de passer une belle et bonne fin de journée, blotti bien au chaud au creux d’un divan moelleux avec une tasse fumante de café ou de thé. Et si tu en as l’occasion je t’incite à découvrir l’exposition du Louvre dédiée au vieux Maître du Clos-Lucé, l’ami de François 1er, Léonard de Vinci. Il y a toujours quelque chose à apprendre des plus grands… Bien amicalement.

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