Bonjour à toi qui lit ces lignes. Pour les comprendre il faut pouvoir lire les mots de cet article, ce qui signifie qu’il faut comprendre la langue dans laquelle je m’exprime. Les progrès de la technique permettent aujourd’hui – d’un simple clic de souris – de traduire mon article dans les principales langues étrangères comme l’Anglais, l’Allemand, l’Espagnol, l’Italien ou le Portugais et même le Russe, l’Arabe ou le Chinois MAIS cela signifie qu’il faut un outil qui serve d’interface à toutes ces langues et cet outil c’est internet.

Maintenant imagine que tu te trouves au fin fond de la Mongolie sans connexion et sans ton PC ou ton Mac… Aîe aïe pas de réseaux sociaux non plus. Alors comment vas tu faire pour communiquer, autour de toi, et faire comprendre que tu as faim, que tu as sommeil, que tu voudrais boire quelque chose ? IMPOSSIBLE ?… NON CAR TU AS UN OUTIL A TA DISPOSITION: LE DESSIN qui est le plus vieux langage universel.

Photo by Cvalette

Il y a quelques milliers d’années sous les mains d’artistes inconnus naissait l’Art pariétal. Quand j’étais enfant, ma sœur, mon frère, mes parents et moi avons visité la grotte de Lascaux avant sa fermeture au public.Bien que nous n’ayons aucune idée du langage utilisé par les hommes de la préhistoire, les fresques murales sont encore là pour témoigner et nous raconter leur histoire. Pour les enfants que nous étions alors, et pour l’homme que je suis aujourd’hui, c’est la même émotion et le même vertige qu’en je pense au temps qui s’est écoulé entre l’instant où ces dessins et peintures furent réalisés et aujourd’hui. IMPRESSIONNANT !!! Bien longtemps après la disparition des artistes, leurs œuvres subsistent.

Champollion n’aurait pas pu déchiffrer les hiéroglyphes Egyptiens sans la “pierre de Rosette” découverte grâce à l’expédition de Bonaparte en Egypte. La complexité des hiéroglyphes – qui sont des pictogrammes – réside dans le fait que des dessins (idéogrammes) tels qu’une plume, une main, un pied, un hibou, un serpent, ou un œil peuvent signifier autre chose que la chose représentée car ce sont aussi des sons (lecture phonétique) qui juxtaposés forment des mots et des phrases. Et je pense même qu’il y a une troisième lecture au niveau symbolique et ésotérique connus des seuls initiés – la caste des prêtres et certains scribes…

Nous retrouvons cette écriture à base de dessins dans les civilisations précolombiennes d’Amérique du Sud (Mayas, Aztèques, Toltèques, Incas) mais pour la plupart ces langues restent encore énigmatiques.

Pourtant je gage que si tu dessines un poisson et que tu le montres en Chine, au Pérou ou en Norvège tu seras compris par tout le monde très facilement même si tu ne parles pas la langue nationale de ces pays.

A contrario pour écrire le mot « poisson » tu dois savoir tracer chaque lettre du mot (n, o, p, s et i) et il faut encore assembler ces lettres dans le bon ordre et enfin savoir ce que désigne le mot ainsi formé. Puis il va falloir trouver sa traduction dans chacune des trois langues évoquées ici dans mon exemple. Pire que tout, si tu as fait une faute d’orthographe, la traduction sera impossible !

Le dessin lui ne s’embarrasse pas de toutes ces diverses « procédures ». Ton dessin ne va pas être jugé par un Chinois, un Norvégien ou un Péruvien sur ses qualités esthétiques mais sur la signification de ta représentation. Même maladroit ton poisson restera identifiable sauf si tu dessines un poisson chat qui ressemble plus à un chat qu’à un poisson…

J’ai déjà évoqué, dans un précédent article, l’aide précieuse que le dessin apporte à l’apprentissage d’une langue comme l’Anglais. J’ai parlé de mon expérience d’animateur dans une Mini-School pour enseigner la langue de Shakespeare à de très jeunes enfants. J’ai aussi parlé du dessin en tant qu’outil de « gamification » pour apprendre (l’apprentissage par le jeu).

L’universalité du dessin peut aussi s’avérer très utile pour communiquer avec les personnes autistes et les « aspergers ». Pour mémoire, l’autisme n’est pas une maladie mais une perception différente du monde qui nous environne. Je fais un parallèle avec les « hypersensitifs » (médiums, clair-voyants, clair-audients) dont les perceptions sont différentes un peu comme un poste de radio qui reçois des ondes longues ou des ondes courtes suivant le réglage que l’on effectue.

Je profite de cet article pour remercier Valérie Jessica Laporte du blog www.royaumeasperger.com pour sa disponibilité et sa grande gentillesse à avoir répondu à ma question sur l’utilité du dessin chez les personnes ayant un « trouble spécifique de l’autisme » (TSA) et dont la réponse est la suivante :

  • « Oui,  clairement. Beaucoup d’autistes s’en servent. Nos processus visuo-perceptifs nous sont plus utiles et essentiels que les gens dits normaux. Beaucoup d’autistes sont artistes ».

Le dessin peut donc aider des parents ou des éducateurs (enseignants, professeurs) à communiquer et échanger avec un enfant autiste. Le toucher joue souvent un rôle très important dans leur perception du monde environnant.

Dans le dessin au pastel, le toucher du papier et des craies constitue la base de cette technique picturale. Il conviendra donc de tester prudemment si l’enfant est réceptif ou rétif à cette façon de dessiner. Si l’enfant n’aime pas le contact avec les bâtons de pastel et le papier alors il ne faudra pas insister ! Plus que jamais il faut respecter les choix de l’enfant…

Je pense que ce court article va t’apporter un éclairage différent sur l’utilité du dessin en tant qu’outil de communication (en toutes circonstances de la vie). Il est ainsi facile – lorsque tu voyages – d‘avoir avec toi un mini carnet de croquis et un crayon pour te faire rapidement comprendre et te dépanner en cas de besoin ! A très vite pour un prochain sujet.

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